Cette convention minière, d'une durée initiale de 25 ans renouvelable, aurait été attribuée à un groupe américain via une société écran enregistrée aux îles Caïmans. Eugène Nyambal suggère que cette structure dissimulait des actionnaires camerounais, dont des personnes sans lien apparent avec le secteur minier, servant de prête-noms pour des intérêts occultes.

L'économiste dénonce également un mécanisme financier complexe où des dettes fictives auraient été imputées à l'État camerounais, avec des taux d'intérêt élevés, suite à une demande de prêt auprès du FMI. Des fonds auraient été dépensés en prétendues études de faisabilité, malgré les alertes sur les incohérences financières.

Malgré des interdictions de gestion aux États-Unis et au Canada pour des manquements boursiers, les dirigeants de la holding minière auraient obtenu un accès aux plus hautes autorités camerounaises en 2019, promettant des investissements et des emplois qui ne se sont jamais matérialisés. Le contrat, qualifié de léonin, a été résilié par le gouvernement, qui devra solder ce dossier dans la transparence.

Ce scandale est présenté comme une illustration de la confiscation de la souveraineté minière au profit d'intérêts privés, laissant les populations locales dans l'attente de développement.