Cette transformation résulte d'une stratégie nationale de développement rizicole lancée en 2009, pilotée par un groupe de travail interministériel. Trois leviers ont été déterminants : l'irrigation via le corridor SAGCOT, les semences améliorées, et un débouché régional garanti au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est.

Pendant ce temps, la facture d'importation de riz du Cameroun a doublé sur la même période. En 2024, elle a atteint 318,5 milliards de FCFA, un record sur sept ans, représentant 58,6 % de la facture céréalière totale.

Le contraste entre les deux pays est frappant : la Tanzanie a refusé d'invoquer le Covid-19 ou les conflits internationaux comme excuses, tandis que le Cameroun a attribué ses difficultés à une accumulation de chocs externes. Le gouvernement camerounais a annoncé en 2025 un projet de 70 000 hectares supplémentaires et une baisse de 15,6 % de la facture rizicole, mais ces mesures restent insuffisantes face à une demande domestique supérieure à 1,2 million de tonnes.